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Accord brisé : L’Iran promet un coup “écrasant” à Israël alors que la guerre s’intensifie

Accord brisé : L’Iran promet un coup “écrasant” à Israël alors que la guerre s’intensifie

Dans un développement fracassant sur la scène internationale, le récent accord entre l’Iran et les États-Unis – présenté comme une lueur d’espoir pour la stabilité au Moyen-Orient – semble au bord de l’effondrement, à peine quelques minutes après que l’encre ait séché. Le professeur Mohammad Marandi, observateur iranien de premier plan, a lancé un avertissement sévère concernant une guerre silencieuse qui se transforme en un conflit total, suite aux bombardements intensifs menés par Israël au Liban, causant la mort de centaines de civils innocents.

BBC Audio | The Interview | Mohammad Marandi: Is Middle East conflict what  Iran really wants?

L’histoire commence par des événements haletants au Liban. En une seule nuit, les rapports font état de plus d’une centaine de frappes aériennes israéliennes ciblant des zones densément peuplées. Aux yeux de la communauté internationale, cela est décrit comme un affrontement entre deux camps, mais selon le professeur Marandi, la réalité est bien plus brutale et injuste. Alors que les combattants du Hezbollah se dressent pour empêcher l’invasion, ils sont accueillis par des représailles dévastatrices contre des quartiers résidentiels. Les civils sont pris au piège sous les décombres, et les voix occidentales – les grands médias qui utilisent régulièrement l’expression “bastions du Hezbollah” – semblent simplement chercher à légitimer une tragédie humaine.

Les relations diplomatiques entre l’Iran et les États-Unis, déjà fragiles, perdent désormais toute substance. L’Iran a annoncé la suspension de toutes les discussions prévues à Genève, tout en envoyant un message ferme à l’administration de Donald Trump : l’Iran portera un coup “écrasant” à Israël sans hésitation ni avertissement préalable si la situation actuelle n’est pas maîtrisée. Il ne s’agit plus de menaces en l’air, mais d’une réaction face à la trahison des parties concernées.

Ce qui mérite d’être souligné, ce sont les “pièces de théâtre” diplomatiques qui ont été mises en scène. Le professeur Marandi n’hésite pas à dévoiler la nature des négociations passées. Il souligne que, pour les États-Unis et Israël, le processus de négociation n’est parfois qu’une manœuvre pour gagner du temps et préparer une attaque surprise. D’Obama à Biden en passant par Trump, la politique vis-à-vis de la région ne semble pas avoir changé dans sa substance fondamentale : la priorité donnée à la domination et aux intérêts du régime sioniste. Le fait que les États-Unis signent un accord de paix tout en tolérant les attaques au Liban est la preuve de la contradiction déconcertante de la politique internationale.

La situation dans le détroit d’Ormuz est également un levier stratégique majeur. Bien qu’aucune information officielle ne confirme une fermeture complète, la pression exercée par l’Iran provoque des turbulences économiques mondiales. La limitation du trafic maritime dans cette zone stratégique est un outil économique puissant que l’Iran utilise pour forcer Washington à respecter ses engagements. Pour Trump, une crise énergétique mondiale en ce moment est le pire scénario possible pour l’économie américaine.

Un autre détail controversé concerne les rapports provenant de l’intérieur même de la Maison-Blanche. Alors que Donald Trump a publiquement déclaré qu’il ne permettrait pas à l’Iran de recevoir le moindre financement issu de l’accord, les “notes de la communauté” sur les plateformes de réseaux sociaux ont rapidement rappelé que l’article 6 du protocole d’Islamabad prévoit un plan de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l’Iran. Cette contradiction ne nuit pas seulement à la crédibilité des déclarations politiques, mais expose aussi une division profonde au sein même de l’administration.

Pourquoi la tension a-t-elle atteint un tel paroxysme ? Selon le professeur Marandi, l’essence du conflit réside dans l’idéologie de la domination ethnique. Il évoque le documentaire choc intitulé “Tantura”, qui révèle les crimes du passé, où les auteurs avouent non seulement des actes de barbarie mais rient en les racontant. C’est la preuve de la déshumanisation ancrée dans l’idéologie des dirigeants extrémistes. Lorsqu’une société est construite et nourrie par une idéologie de “supériorité” et d’exclusion, maintenir une guerre permanente devient apparemment la seule façon de survivre politiquement.

Cependant, le monde a changé. L’essor des réseaux sociaux a brisé le monopole de l’information détenu par les médias traditionnels. Les jeunes aux États-Unis et à travers le monde voient la vérité à travers les images des familles massacrées au Liban et à Gaza. L’indignation ne se limite plus à la région, elle se propage à travers les continents. Cela crée une pression colossale sur les dirigeants. Lorsque Tucker Carlson, Ken Owens, ou d’autres voix sur tout l’échiquier politique commencent à remettre en question la politique envers Israël, c’est le signe que le soutien aveugle n’est plus la seule option.

En fin de compte, bien que la perspective d’une négociation demeure, la confiance a été gravement érodée. L’Iran affirme avoir tout fait pour sauver un accord dans l’intérêt du monde, mais se tient prêt à affronter tous les scénarios. Une guerre à grande échelle n’est pas ce que souhaite l’Iran, mais si la sécurité du pays et le sang des frères sont bafoués, la patience aura certainement une limite. Le monde retient son souffle en observant chaque développement au Moyen-Orient, où chaque heure qui passe est un exercice d’équilibre entre la paix et la catastrophe mondiale. La question n’est plus de savoir si les parties peuvent négocier, mais s’il reste suffisamment d’espace pour que la vérité et la justice puissent s’exprimer avant que les armes ne fassent taire toute diplomatie.