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Mort d’Emile : “Il a fait de la disparition de notre enfant une affaire personnelle”, les parents du garçon sortent du silence

Dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche, les parents du petit garçon dénoncent les violations du secret de l’instruction dans l’enquête sur la mort de leur fils Emile. L’occasion de cibler le rôle des médias et l’auteur d’un livre, en particulier.

Leur parole est rare. Marie et Colomban Soleil sont sortis du silence dans une tribune publiée ce dimanche 3 mai dans Le Journal du Dimanche. Un court texte pour dénoncer les violations du secret de l’instruction dans l’enquête sur la mort de leur fils Emile. Mais pas seulement.

Dans leur viseur notamment ? Valentin Doyen, le journaliste et auteur de “Emile, les zones grises de l’enquête”, un livre paru aux éditions Fayard, il y a un mois.

“Il a fait de la disparition de notre enfant une affaire personnelle, faisant le parallèle avec sa propre vie familiale”. Et de dénoncer la comparaison “indécente” entre “ses souffrances et les nôtres”.

“Il relaye de purs fantasmes”

Surtout, les parents du garçon critiquent le procédé : “Il relaye de purs fantasmes, faute d’avoir pu vérifier ce que certains lui disaient. Il ne s’agit pas d’un livre d’enquête, mais d’un livre qui, comme tous les médias, relaye partiellement – et en l’espèce partialement – la seule enquête en cours qui est judiciaire et secrète, et dont il ignore l’essentiel”.

Five unanswered questions in Emile Soleil murder riddle from crucial 15  mins before vanishing to sudden mass DNA test

S’ils ciblent l’auteur, Marie et Colomban Soleil s’en prennent au rôle de la presse depuis le début de l’affaire :

“Ces innombrables et scandaleuses violations du secret de l’instruction sont gravissimes et aujourd’hui de nature à faire échec à la seule chose qui compte : la manifestation de la vérité pour savoir comment notre petit garçon est mort et a disparu”.
Marie et Colomban Soleil. Parents du petit Emile

Aussi demandent-ils aux médias “de cesser de divulguer, relayer et commenter des éléments relevant du nécessaire secret de l’instruction”.

“Traumatisme facial violent”

Pour rappel, c’est au Haut-Vernet que le garçonnet de deux ans et demi a disparu le 8 juillet 2023, au lendemain de son arrivée chez ses grands-parents pour des vacances.

Pendant neuf mois, et malgré plusieurs jours de battues et ratissages, l’enquête ne donne rien de concret jusqu‘à la découverte fortuite, fin mars 2024 par une promeneuse, du crâne et de dents de l’enfant, à environ 1,7 km du hameau.

L’enquête avait permis d‘établir en mars 2025 qu’Emile avait été victime d’un “traumatisme facial violent”, avec “la probable intervention d’un tiers”, avait déclaré le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.