Posted in

“Les discours de Monsieur Apathie provoquent le chaos, il déteste la France !”

“Les discours de Monsieur Apathie provoquent le chaos, il déteste la France !”

C’est une scène qui se répète avec la régularité d’un rituel macabre, un spectacle devenu presque banal sous les dorures des tribunaux de la République. Le week-end dernier, à la suite de violents affrontements en marge d’un match de football à Paris, treize individus majeurs ont été présentés en comparution immédiate. Face à eux, un parquet déterminé, conscient de la gravité de la situation, a requis des sanctions fermes, des amendes significatives pour réparer les dégâts et des mandats de dépôt. Pourtant, au terme de ces audiences quasi clandestines, menées loin du regard des Français, le verdict est tombé comme un couperet sur l’autorité de l’État : tous sont ressortis libres. Pas un seul mandat de dépôt, pas une seule incarcération effective. Une justice qui tourne à vide, une machine institutionnelle défaillante qui refuse de punir ceux qui attaquent ouvertement les forces de l’ordre et les symboles nationaux.

Ce constat alarmant, dressé avec force par Pascal Praud et ses chroniqueurs sur le plateau d’Europe 1, met en lumière une fracture idéologique profonde qui paralyse la France. D’un côté, une reality brute, indiscutable, capturée par les caméras de terrain ; de l’autre, un système médiatico-politique englué dans le déni, préférant condamner le messager plutôt que de traiter le mal qui ronge le pays. L’incompréhension grandit chez les citoyens : comment peut-on agresser des policiers, piller des commerces et défier l’État sans subir la moindre conséquence judiciaire réelle ?

La réponse ne se trouve plus au ministère de la Justice, mais au cœur des congrès syndicaux de la magistrature, où une certaine idéologie dominante a transformé des émeutiers violents en de simples « révoltés » qu’il faudrait comprendre plutôt que sanctionner. C’est le retour d’un esprit partisan, celui-là même qui avait érigé le tristement célèbre « Mur des cons », et qui continue d’infiltrer les décisions de magistrats plus soucieux d’excuses sociologiques que de justice pour les victimes. Devant cette défaillance flagrante, une proposition émerge : il devient impératif de filmer et de diffuser ces audiences de comparution immédiate. Les Français ont le droit de voir qui prend ces décisions de relaxe ou de sursis laxiste, et pourquoi l’impunité semble être devenue la norme.

Pour comprendre l’ampleur du désastre, il suffit de se pencher sur le profil des prévenus qui ont défilé à la barre. Parmi eux, un jeune homme né en Algérie en 2006, ancien mineur isolé, arrivé tout droit de Barcelone sous couvert des accords de Schengen. Venu officiellement à Paris pour « voir le match », il s’est illustré par des vols à l’arraché répétés, se débattant et crachant sur les forces de l’ordre lors de son interpellation. Le verdict ? Dix mois de prison avec sursis et une interdiction de territoire de cinq ans. Une peine théorique qui, dans les faits, lui permet de quitter le tribunal à pied, libre de ses mouvements. Un autre prévenu, originaire de Bondy, circulait avec une douzaine de mortiers d’artifice dans son coffre, accompagnés de couteaux et d’un taser, prêts à être revendus pour alimenter le chaos urbain. Lui aussi s’en tire avec dix mois de sursis simple. Le décalage entre la préméditation des actes et la légèreté des sanctions est abyssal.

Mais le plus terrifiant réside sans doute dans les témoignages bruts recueillis sur le terrain par les reporters indépendants. Des bandes de jeunes, masqués et ultra-hostiles, affichant une haine viscérale et décomplexée envers la France. Leurs propos font froid dans le dos : « On va tout casser », « C’est la guerre », « Je vais faire la guerre tout simplement pour ma ville ». Pour ces individus, le prétexte du football s’efface instantanément au profit d’une volonté de puissance et d’une haine idéologique, mêlant revendications géopolitiques étrangères et cris de ralliement identitaires. Ils se moquent éperdument du sport ; leur seul objectif est de prendre possession du territoire, de faire reculer les forces de l’ordre et d’allumer le feu. L’année dernière, ils s’en vantent, « les flics n’étaient pas prêts », mais cette fois-ci, malgré les barrages et les contrôles, la masse a cherché à saturer l’espace public pour imposer sa loi.

Face à cette reality explosive, une partie de la presse traditionnelle choisit pourtant de détourner le regard. Le mot « immigration » est soigneusement banni des gros titres, remplacé par des formules creuses et lénifiantes comme « incidents inadmissibles » ou « violences inacceptables ». Ce refus de faire le lien évident entre une immigration de masse non maîtrisée et l’ensauvagement de l’espace public relève d’une véritable trahison journalistique. Ce clivage a éclaté de manière spectaculaire lors d’un débat mémorable sur LCI entre l’homme politique François-Xavier Bellamy et le journaliste Jean-Michel Apathie. Un échange qui résume à lui seul le drame français.

D’un côté, Bellamy ose nommer le réel, dénonçant une faillite totale du modèle d’assimilation et l’émergence d’une catégorie inédite dans l’histoire : des citoyens administrativement français, mais habités par une francophobie destructrice, haïssant la culture, l’histoire et les valeurs du pays qui les accueille. De l’autre, Apathie, éternel gardien du dogme du « camp du bien », refuse de voir l’évidence et préfère donner des leçons de morale, s’inquiétant des « sentiments que cela va développer dans la société » plutôt que de la vérité des faits. Pour cette élite hors-sol, l’information doit être filtrée, édulcorée, pour ne pas heurter ou donner raison aux cassandres. C’est une conception managériale et paternaliste du journalisme, où le public est traité comme un enfant incapable de supporter la vérité.

Cette haine de la France, distillée au fil des décennies par des discours de ressentiment néocolonial, a fini par porter ses fruits pourris. Des intellectuels et commentateurs passent leur temps à juger l’histoire de France à travers le prisme déformant de l’anachronisme moralisateur, focalisés uniquement sur la guerre d’Algérie ou les erreurs du passé, tout en ignorant l’héritage exceptionnel d’une civilisation millénaire. Ce discours victimaire permanent offre une excuse clé en main à une troisième génération de l’immigration qui se sent le droit de tirer sur la police et de piller au nom d’injustices passées qu’elle n’a jamais vécues. À force de remplacer l’enracinement charnel, les coutumes et l’amour charnel de la patrie par des « valeurs abstraites » et désincarnées, la République a fabriqué des déracinés chroniques. Ces jeunes ne se sentent chez eux nulle part, déchirés par un conflit de loyauté insoluble, et transforment ce vide existentiel en une violence aveugle contre la terre qui les nourrit.

Pendant que la rue s’embrase et que les plateaux de télévision s’écharpent, le silence des dirigeants politiques résonne comme une complicité. Des formations majeures, aspirantes aux plus hautes fonctions de l’État comme Édouard Philippe, s’emmurent dans un mutisme total, refusant de prononcer le moindre mot sur les émeutes du week-end. Ce silence est la marque de fabrique du système : une volonté délibérée de ne rien faire, de gérer le déclin dans une « nullité tranquille », en espérant que la tempête passera sans emporter leurs ambitions personnelles. Ils refusent de voir que les sociétés multiculturelles se transforment inévitablement en sociétés multiconflictuelles lorsque l’autorité disparaît et que les frontières restent de passoires béantes.

La France est aujourd’hui à la croisée des chemins. L’autorité ne peut fonctionner sans respect, et le respect ne peut exister sans un attachement profond et partagé. Continuer à tolérer l’impunité judiciaire, fermer les yeux sur la haine identitaire anti-française et se complaire dans le confort intellectuel du déni mènera inéluctablement au chaos. Le temps des concessions et des phrases toutes faites est révolu. Si l’État ne retrouve pas le courage de se faire respecter et de défendre son peuple, ce sont les fondements mêmes de la civilisation républicaine qui s’effondreront sous les coups de mortiers de ceux qui la détestent.