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Disparition de Lyhanna : Le suspect Jérôme Barella révèle une vérité choquante.

L’angoisse et la colère se mêlent désormais dans le département du Gers, alors que l’enquête sur la disparition de la jeune Lyhanna, onze ans, prend une tournure dramatique et révoltante. Disparue depuis vendredi dernier à Fleurance, une petite commune d’ordinaire paisible de six mille habitants située à quatre-vingts kilomètres de Toulouse, la collégienne reste désespérément introuvable. Mais au-delà de la course contre la montre pour la retrouver, ce sont les révélations fracassantes sur le profil du principal suspect, Jérôme Barella, quarante et un ans, qui provoquent aujourd’hui un véritable séisme national et pointent du doigt les failles béantes de l’appareil judiciaire français.

Jérôme Barella a été vu pour la dernière fois vendredi, vers quinze heures, à la sortie du collège de Fleurance. Selon des témoins et les éléments de l’enquête, la fillette est montée de son plein gré dans la voiture de cet homme qu’elle connaissait bien, puisque sa propre fille était une amie proche de la disparue. Interpellé dès le lendemain et placé en garde à vue, le suspect a été mis en examen lundi soir pour enlèvement et séquestration, avant d’être placé en détention provisoire. Devant le juge d’instruction, l’homme a choisi de s’enfermer dans un mutisme total, niant toute implication. Cependant, le vernis de respectabilité de ce père de famille a instantanément volé en éclats lorsque la procureure de la République d’Auch a confirmé une information terrifiante : Jérôme Barella était déjà dans le collimateur de la justice pour des faits de pédocriminalité d’une extrême gravité.

Lyhanna: l'inquiétant profil de Jérôme Barella, connu par la justice depuis 2017 et principal suspect dans la disparition de la jeune fille - Vidéo Dailymotion

En effet, le suspect fait l’objet d’une plainte pour viols multiples sur mineure de moins de quinze ans, déposée le vingt-deux août deux mille vingt-cinq, soit près d’un an avant la disparition de Lyhanna. La victime présumée n’est autre que la petite Rosa, âgée de dix ans à l’époque et également amie de la fille du suspect. Les faits dénoncés se seraient produits sur une période de plusieurs mois entre deux mille vingt-quatre et deux mille vingt-cinq, dans la localité de Montestruc-sur-Gers. La mère de la petite Rosa a livré un témoignage poignant et glaçant, racontant comment sa fille lui avait décrit des pénétrations à répétition qui lui avaient fait “très mal”. L’enfant avait été exposée au suspect lors de cours de sport communs, facilitant ainsi des visites régulières au domicile de Jérôme Barella.

Le véritable scandale, qui suscite aujourd’hui l’indignation générale et la fureur des habitants du Gers, réside dans l’incroyable inertie des services de l’État. Depuis le dépôt de cette plainte il y a plusieurs mois auprès de la gendarmerie de Plaisance-du-Touch, Jérôme Barella n’a absolument jamais été entendu, ni interrogé par les enquêteurs. Son avocate, Maître Vasquez, l’a elle-même confirmé avec aplomb : son client, toujours présumé innocent dans cette affaire de mœurs, est resté totalement livre de ses mouvements sans qu’aucune mesure de contrôle ou d’interrogatoire n’ait été mise en œuvre. Ce fiasco administratif semble découler d’un jeu de ping-pong juridique entre les parquets. Le procureur de Toulouse, David Charmat, a expliqué que l’enquête avait débuté en Haute-Garonne, mais que les faits s’étant déroulés dans le Gers, ses services s’étaient dessaisis du dossier au profit du parquet d’Auch au début du mois de novembre dernier. Depuis cette date, le dossier dormait inexplicablement dans les tiroirs de la gendarmerie et du tribunal.

Disparition de Lyhanna : une nouvelle plainte déposée pour attouchement contre le principal suspect – franceinfo

Ce manque de réactivité est d’autant plus incompréhensible que le passé de Jérôme Barella aurait dû alerter les autorités depuis bien longtemps. Agent de maintenance au sein d’un lycée du Gers entre deux mille dix-huit et deux mille vingt-et-un, l’homme avait vu son contrat résilié à la suite d’une procédure disciplinaire stricte. La région Occitanie a d’ailleurs confirmé qu’un signalement officiel avait été émis à l’époque pour un “comportement inapproprié” envers une jeune lycéenne.

Aujourd’hui, la communauté locale est plongée dans une profonde détresse, oscillant entre l’espoir de retrouver Lyhanna vivante et la rage de savoir que ce drame aurait pu être évité si la justice avait fait son travail en temps et en heure. La faillite collective de la chaîne pénale laisse une famille brisée face à l’insoutenable attente, tandis que les forces de gendarmerie continuent de passer la région au peigne fin. L’affaire Lyhanna ne fait que commencer, mais elle pose déjà une question cruciale : combien d’enfants devront encore payer de leur vie la lenteur et la négligence des institutions censées les protéger ?