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Disparition de plusieurs scientifiques aux États-Unis : le corps d’une experte en nucléaire retrouvé dans une forêt

Disparition de plusieurs scientifiques aux États-Unis : le corps d’une experte en nucléaire retrouvé dans une forêt

Le cadavre de Melissa Casias, 53 ans, employée du Laboratoire national de Los Alamos aux Etats-Unis, a été retrouvé et identifié au Nouveau-Mexique.

Le cadavre de Melissa Casias, employée du Laboratoire national de Los Alamos et portée disparue depuis 11 mois, a été découvert dans une forêt au Nouveau-Mexique. Elle est la dernière d’une longue liste de scientifiques américains à se volatiliser ou à être retrouvés morts aux États-Unis.

Les restes de son corps ont été découverts le 28 mai dernier, près de 11 mois après sa disparition. Selon un communiqué publié par la police de l’État du Nouveau-Mexique, le cadavre de Melissa Casias, 53 ans, employée du Laboratoire national de Los Alamos (LANL), aux États-Unis, a été retrouvé et identifié dans le secteur de McGaffey Ridge, environ 24 kilomètres de son domicile à Taos.

C’est un randonneur, se promenant dans la forêt nationale de Carson, qui a découvert la dépouille, à côté de laquelle figurait une arme de poing. Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause et les circonstances du décès. « Nous confirmons que les restes retrouvés à Rio Chiquito sont bien ceux de Melissa, a déclaré sa famille dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Elle a été retrouvée dans une zone déjà fouillée. C’est une terrible nouvelle, nous sommes profondément affectés et nous comptons bien poursuivre nos efforts pour que justice soit faite. »

Dans une interview accordée en juillet 2025 à l’émission Dateline de NBC, le mari de Melissia Casias, prénommé Mark, a déclaré l’avoir vue pour la dernière fois vers 6 h 15 le 26 juin. Elle l’avait alors déposé au LANL – un centre de recherche nucléaire défensive de pointe où furent développées les premières armes atomiques au monde pendant la Seconde Guerre mondiale – où ils travaillaient tous les deux. Selon Mark, Melissa lui avait affirmé qu’elle devait se rendre dans un autre secteur du campus du laboratoire, qui s’étend sur 104 km², dans le cadre d’une mission professionnelle.

Il lui avait ensuite demandé de ramener la voiture familiale avant 11 heures afin de l’utiliser le reste de la journée. Après qu’elle lui a assuré qu’elle ramènerait le véhicule dans les temps, Mark l’atteste : « C’était la dernière fois que je lui ai parlé ce jour-là. » Mais Melissa n’a jamais rendu la voiture. Et son superviseur a appelé Mark pour lui demander où elle se trouvait.

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Onze scientifiques américains morts ou portés disparus

Selon les enquêteurs, Melissa a été vue pour la dernière fois avec un sac à dos vers 14 h 18 par une connaissance de la famille, marchant en direction de la forêt de Carson sur la route nationale 518 du Nouveau-Mexique, près de Talpa. « Sa famille a découvert par la suite que ses effets personnels, notamment son sac à main, ses papiers d’identité et ses téléphones portables, avaient été laissés sur place, ce qui a suscité l’inquiétude […] et a conduit à l’ouverture d’une enquête pour disparition », a précisé la police.

La quinquagénaire était la deuxième personne employée au laboratoire à se volatiliser l’année dernière, après la disparition d’Anthony Chavez, âgé 78 ans. Ce dernier avait quitté son domicile à pied le 4 mai 2025, sans plus jamais donner de nouvelles. Ces deux experts figurent parmi un groupe d’au moins onze scientifiques ou membres du personnel travaillant dans des laboratoires de technologies nucléaires ou spatiales sensibles, portés disparus ou décédés.

On retrouve également un général de division de l’armée de l’air à la retraite, porté disparu depuis février, date à laquelle il a quitté son domicile du Nouveau-Mexique sans son téléphone, ses lunettes ni ses appareils connectés.

Le même mois, à près de 1 300 kilomètres de là, dans le comté de Los Angeles, l’astrophysicien Carl Grillmair, du California Institute of Technology (Caltech), a été abattu devant chez lui. Le suspect a plaidé non coupable la semaine dernière et reste en détention provisoire en attendant son audience préliminaire prévue dans les prochains jours.

Des théories du complot

Leur disparition ou leur meurtre ont alimenté de nombreuses théories du complot, en début d’année, selon lesquelles ces affaires étaient directement liées à leurs travaux de recherches, portant parfois sur les extraterrestres. Quant à James Comer, président de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, il met plutôt en avant une hypothèse d’ingérence.

« Nous savons que de nombreux pays à travers le monde aimeraient bénéficier de notre savoir-faire et de nos capacités nucléaires. Et ces personnes qui étaient à l’avant-garde de ce domaine sont soit mortes, soit portées disparues », a-t-il averti. Avant d’ajouter que le sujet était devenu l’une des priorités du Congrès et qu’il s’agissait d’une « menace pour la sécurité nationale ».

Si bien que ladite commission de surveillance de la Chambre des représentants et le FBI se sont saisis de cette vaste affaire, en annonçant l’ouverture de plusieurs enquêtes. Même Donald Trump a affirmé prendre très au sérieux ces disparitions, lors d’une prise de parole fin avril : « J’espère que c’est un hasard », avait-il alors lancé.