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Zinedine Zidane a enfin révélé pourquoi les footballeurs détestent Cristiano Ronaldo.

Cristiano Ronaldo est incontestablement l’un des géants absolus de l’histoire du football. Avec cinq Ballons d’Or, quintuple vainqueur de la Ligue des Champions et auteur d’un record stratosphérique de plus de 900 buts marqués au cours de sa carrière, le Portugais a gravé son nom au sommet de son sport. Pourtant, derrière les projecteurs et les célébrations triomphales, aucun joueur n’a accumulé autant d’ennemis personnels, de rivalités acharnées et de conflits ouverts au sein même de sa corporation. Qu’il s’agisse de coéquipiers agacés, de rivaux directs ou de managers inflexibles, les coulisses de la trajectoire de CR7 regorgent d’histoires explosives. Qu’est-ce qui a pu pousser autant de légendes du football à bout ? Plongée au cœur des plus grands clashs de l’icône portugaise.

Pour beaucoup, l’inimitié prend racine dans un sentiment d’injustice flagrante. C’est le cas de Franck Ribéry, pour qui l’année 2013 devait être l’apogée de sa carrière. Après avoir réalisé un triplé historique avec le Bayern Munich en remportant la Bundesliga, la Ligue des Champions et la Coupe du monde des clubs, le Français était le grand favori des bookmakers pour le Ballon d’Or. Pourtant, à la surprise générale, c’est Ronaldo, auteur d’une année blanche en trophées avec le Real Madrid, qui l’a remporté. La pilule n’est jamais passée pour Ribéry. Il a ouvertement accusé la FIFA de Sepp Blatter d’avoir mis en scène cette victoire pour des raisons purement politiques. Plus d’une décennie plus tard, la rancœur reste tenace, le Français n’hésitant pas à se moquer publiquement des critères changeants de la distinction sur les réseaux sociaux.

Zinedine Zidane met la situation de Cristiano Ronaldo au clair ! - La DH/Les  Sports+

Si pour Ribéry le choc fut ponctuel, pour Antoine Griezmann, Ronaldo est devenu un véritable bourreau psychologique au fil des compétitions. L’année 2016 a été un calvaire pour l’attaquant français, battu par le Portugais en finale de la Ligue des Champions avec l’Atlético Madrid, puis en finale de l’Euro à domicile avec les Bleus. Croisant Ronaldo dans un restaurant à Miami peu après, Griezmann lui lancera un mémorable « Cristiano, je te déteste », teinté d’un sourire qui masquait à peine une immense détresse. Les triplés successifs de Ronaldo les années suivantes pour éliminer l’Atlético de la scène européenne n’ont fait que prolonger ce cauchemar récurrent.

Les conflits de Ronaldo ne datent pas d’hier, ils ont commencé dès ses premiers pas à Manchester United. En 2003, Ruud van Nistelrooy est le roi incontesté d’Old Trafford et ne supporte pas les gri-gris et les feintes d’un adolescent de 18 ans qu’il conseille d’envoyer « au cirque ». Le point de rupture survient lors d’un match d’entraînement, peu après le décès tragique du père de Ronaldo. Van Nistelrooy se retourne et lui lance cruellement que l’entraîneur adjoint Carlos Queiroz est son « nouveau père ». En larmes, le jeune Portugais s’effondre, provoquant une bagarre générale immédiate. Cet incident scellera le destin du Néerlandais, rapidement vendu par Alex Ferguson, mais il allumera surtout chez le jeune Cristiano une flamme de revanche dévorante qui brûle encore aujourd’hui.

Fernando Torres will never forget this humiliating performance by Cristiano  Ronaldo

Dans l’intimité des vestiaires, l’égo de la star a souvent fracturé la cohésion des collectifs les plus soudés. Gonzalo Higuaín, qui a partagé l’attaque madrilène avec lui pendant quatre ans, a un jour lâché une bombe médiatique après son départ pour Naples. Il a affirmé que si l’on ne disait pas qu’il était le meilleur, on ne pouvait pas être son ami, qualifiant même le Portugais de joueur « surcoté » par rapport à son éternel rival Lionel Messi. De même, la relation entre Ronaldo et le légendaire gardien Iker Casillas s’est brisée net lorsque la compagne de ce dernier, la journaliste Sara Carbonero, a qualifié le joueur d’égoïste et d’individualiste à l’antenne. Le refus catégorique de Casillas de présenter des excuses a scindé le vestiaire du Real Madrid en deux camps irréconciliables.

Sur le terrain, la provocation est une arme que Ronaldo manie à la perfection, quitte à déclencher des scènes de chaos mémorables. En 2017, lors d’un retour de demi-finale de Ligue des Champions sous haute tension, son geste provocateur intimant l’ordre de se taire aux supporters de l’Atlético Madrid a fait disjoncter Fernando Torres. Une altercation verbale d’une rare violence a éclaté en direct, Torres le traitant de « clown » tandis que le quadruple vainqueur du Ballon d’Or lui riait au nez en lui conseillant de rentrer chez lui.

Enfin, le crépuscule de son aventure européenne a vu l’effondrement définitif de ses relations avec ses plus proches alliés d’antan. Son retour à Manchester United en 2021 s’est transformé en fiasco relationnel. Ses anciens frères d’armes, Wayne Rooney et Gary Neville, devenus consultants influents, n’ont pas hésité à critiquer ouvertement ses caprices sur le terrain et son déclin physique. Blessé dans son orgueil, Ronaldo a répliqué avec virulence lors de sa fameuse interview explosive avec Piers Morgan, qualifiant Rooney de « rat » et snobant Neville en direct à la télévision, affirmant qu’ils n’étaient que de simples collègues de travail et non des amis. Son refus de se soumettre à l’autorité de l’entraîneur Erik ten Hag a fini par détruire ses derniers ponts avec le football de haut niveau, avant un ultime salut glacial de son compatriote Bruno Fernandes en sélection nationale.

Cristiano Ronaldo reste et restera une figure profondément clivante de l’histoire du sport. Mais qu’on l’adore ou qu’on le déteste, force est de constater que ce sont précisément ces rivalités acharnées, ces conflits ouverts et cette rage obsessionnelle d’être le numéro un envers et contre tous qui ont forgé sa légende et fait de lui l’un des compétiteurs les plus redoutables de la planète.