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“Un besoin viscéral de faire du mal” : les aveux glaçants de l’adolescent de 15 ans qui a tué une octogénaire, il a été mis en examen pour assassinat

Un adolescent de 15 ans, jusqu’ici sans histoire, a avoué le meurtre brutal d’une octogénaire au Grau-du-Roi (Gard). Il a expliqué son geste par un “besoin viscéral de faire du mal”, plongeant la station balnéaire dans la consternation et l’incompréhension. Le garçon a été mis en examen jeudi pour l’assassinat

La nouvelle a été une onde de choc dans cette station balnéaire. Le 11 juin 2026, une femme de 86 ans, originaire de Marguerittes (Gard), est retrouvée sauvagement tuée près d’un camping au Grau-du-Roi. Dans la soirée du 16 juin, un jeune garçon de 15 ans, placé en garde à vue avoue avoir commis le crime. Il a reconnu avoir tué l’octogénaire avec une perceuse.

L’adolescent est originaire de la commune et scolarisé dans le collège privé d’Alzon. Le jeudi 18 juin 2026, une cellule psychologique a été mise en place dans l’établissement pour accueillir ses camarades.

Un garçon sans antécédents

Lors d’une conférence de presse le jeudi 18 juin 2026, la procureur de la République à Nîmes, Cécile Gensac, a détaillé le profil du mis en cause, “un bon élève, un garçon sans histoire, entouré de ses parents et de bons copains.” Il était jusqu’ici inconnu des services de police et de gendarmerie, de même que de la justice, ajoute la procureure.

Les circonstances de l’acte sont particulièrement violentes : “Il affirme avoir prévu cette agression, le jour même, en préparant la mise à disposition de la perceuse, en la cachant en amont, non loin du lieu des faits dans un buisson avant de venir la reprendre muni d’un masque et de gants, puis de passer à l’acte”, explique la procureure. Toujours selon cette dernière, il n’existe aucun lien entre lui et la victime, qui aurait été choisi au hasard : “Il explique avoir eu un besoin viscéral de faire mal après avoir ressenti une profonde injustice à son encontre, dans le milieu familial notamment. Une rupture sentimentale, l’avait également perturbé dans ce contexte.”

Le choc après les aveux

Un adolescent de 15 ans a avoué le meurtre d'une octogénaire, retrouvée  violemment agressée près d'un camping du Gard. Le mineur, inconnu des  services de justice, a reconnu les faits lors de

Des parents d’élève rencontrés devant le collège expliquent être perturbés par la nouvelle : “Ce n’était pas évident, les enfants se demandent ce qu’il s’est passé, ils ne sont pas forcément rassurés, mais on essaie de faire en sorte que tout se passe bien. C’était un gamin qui n’avait pas forcément de problème”, explique un papa venu déposer ses enfants. “On était au courant de rien, on l’a appris par un message du collège, on était sous le choc, on essaie d’en parler aux enfants avec nos mots mais on n’en sait pas beaucoup”, complète une mère de famille.

C’est une personne qu’on connait du village, on est sous le choc on ne comprend pas.

Habitante Grau-du-Roi (Gard)

Le soulagement des vacanciers

À l’incompréhension des parents d’élèves s’ajoute celle des vacanciers. L’octogénaire a été tué près du camping ou elle résidait, sur un chemin entre son lieu de villégiature et l’étang fréquenté par les pêcheurs.

Depuis le meurtre les habitants et les touristes vivaient dans l’inquiétude, mais l’arrestation de l’adolescent apaise légèrement les esprits : “Pendant quelques jours les gens n’étaient pas tranquilles. C’est horrible, on aurait pu nous aussi tomber en face de lui. Maintenant qu’ils l’ont retrouvé ça a calmé les esprits”, admet un touriste. “Quand on est arrivé on a appris cette histoire, on n’en sait pas plus. C’est rassurant qu’il ait été arrêté, ce qui nous a choqués c’est que c’est un jeune de 15 ans”, complète un couple de vacanciers.

“Au regard de la préméditation des faits, et tenant de la préparation de l’outil utilisé, le mineur a été présenté ce jour à un juge d’instruction pour une mise en examen du chef d’assassinat et fait l’objet d’une détention provisoire”, assure Cécile Gensac. Il encourt 20 ans de prison, une expertise psychiatrique doit encore être menée pour vérifier s’il peut être jugé pénalement responsable.