Retrouvé mort dans des circonstances troublantes à l’automne 2014, Nicolas Skorsky laisse derrière lui une affaire aux nombreuses zones d’ombre.

Le 20 octobre 2014, un drame secoue le monde de la chanson française. Nicolas Skorsky, auteur, compositeur et producteur ayant travaillé avec Claude François, Daniel Guichard ou encore Santa Esmeralda, est retrouvé mort dans son appartement de l’avenue du Recteur Poincare dans le XVIe arrondissement de Paris. Plus de dix ans après les faits, les circonstances exactes de son décès demeurent inconnues.
Aucune trace d’effraction
Ce matin-là, il est environ 8 heures lorsque l’employée de maison de Nicolas Skorsky découvre une scène effroyable. Le compositeur de 62 ans gît dans sa cuisine. Son corps est dévêtu. Une profonde blessure est visible au niveau de la gorge. À proximité se trouve un couteau de cuisine ensanglanté.
Alertés, les policiers se rendent immédiatement sur place. L’identité judiciaire est mobilisée et la brigade criminelle est saisie de l’enquête.
Rapidement, l’affaire intrigue.
Les premiers éléments connus sont rares mais troublants. Aucune effraction n’est constatée dans l’appartement. Les enquêteurs auditionnent les proches ainsi que l’entourage du compositeur. Les hypothèses sont nombreuses mais aucune ne s’impose publiquement.
Selon des informations rapportées à l’époque par Le Parisien, les policiers explorent plusieurs scénarios. Parmi eux figurent la piste d’un « crime de rôdeur », celle d’une vengeance liée à un différend personnel ou encore d’autres mobiles qui restent alors à déterminer.
Les enquêteurs n’excluent pas non plus totalement l’hypothèse d’un suicide, même si les circonstances de la découverte du corps soulèvent de nombreuses interrogations. Aucune de ces pistes ne débouchera toutefois sur une explication rendue publique.
Un homme apprécié
Dans les heures qui suivent la découverte du corps, l’émotion gagne ceux qui l’ont connu.
Interrogés par TF1, plusieurs proches décrivent un homme apprécié et bien entouré. Ceux qui fréquentent Nicolas Skorsky disent surtout leur incompréhension face au drame. « C’est quelqu’un qui était aimé de tout le monde », confie notamment une proche au média. Cette image contraste avec la violence de la scène découverte dans son appartement.
Nicolas Skorsky n’était pas un inconnu. Derrière son nom parfois méconnu du grand public se cache une figure importante de la musique.
Au cours des années 1970 et 1980, il écrit ou produit pour plusieurs artistes populaires. Il participe notamment à l’aventure de Claude François, dont il signe Chanson populaire (ça s’en va et ça revient). Il travaille également avec Daniel Guichard et contribue au succès international du groupe Santa Esmeralda.
Discret médiatiquement, il s’est construit une solide réputation dans les coulisses de la musique française.
Meurtre, suicide ?
Sa mort brutale suscite alors de nombreuses interrogations.

Homicide commis par un inconnu, vengeance personnelle, suicide ou scénario encore différent : plus de dix ans après les faits, aucune des hypothèses envisagées au début de l’enquête n’a permis d’apporter une réponse publique définitive.
Le mystère demeure entier et les zones d’ombre continuent d’alimenter les interrogations.
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