Bien avant la mort de Lyhanna dans le Gers, Jérôme Barella aurait été signalés par une organisation américaine spécialisée dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Lyhanna, fillette de 11 ans dont le corps sans vie a été retrouvé le 4 juin dernier dans un ancien silo agricole de Puycasquier, dans le Gers, après plusieurs jours d’intenses recherches.
Selon les révélations du Monde, Jérôme Barella, principal suspect dans cette affaire, avait déjà attiré l’attention des autorités bien avant le drame. Ses activités en ligne auraient en effet été détectées par le National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC), une organisation américaine spécialisée dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs, précise Sud-Ouest.
Des centaines d’alertes enregistrées quotidiennement
Grâce à des données recueillies sur Internet et les réseaux sociaux, plusieurs signalements le concernant auraient été transmis aux autorités françaises, plus précisément à l’Office mineurs (Ofmin), le service de police judiciaire chargé de combattre les violences sexuelles commises à l’encontre des enfants.
Mais du côté de l’Ofmin, la masse de signalements reçus chaque année constitue un défi colossal. La plupart des alertes transmises par le NCMEC sont particulièrement nombreuses et ne permettent pas toujours d’identifier clairement les personnes concernées.

Dans un entretien accordé à 20 Minutes en 2024, l’ancienne directrice de l’office reconnaissait que les enquêteurs n’étaient en mesure d’exploiter qu’une infime partie des dossiers reçus.
À titre d’exemple, les services français ont enregistré près de 318 000 signalements en 2023, soit environ 870 alertes chaque jour. Face à un tel volume, moins de 1 % des dossiers pourraient être traités de manière approfondie, selon les estimations alors avancées par la responsable.

Nos confrères de Sud-Ouest rapportent également que les enquêteurs de l’Ofmin traitent “en priorité les faits liés au ‘livestream’ (vidéos diffusées en direct)“.
Les informations du NCMEC seraient cependant accessibles aux services territoriaux de police et de gendarmerie, mais aucune demande de criblage concernant Jérôme Barella n’aurait été effectuée.
Une chose est sûre, ces nouvelles révélations suscitent de nombreuses réactions et relancent les discussions autour de cette affaire.