Il pensait FANFARONNER devant la Maire RN… Elle le LAMINE en une seule réplique !

L’étincelle du débat : Une question de l’opposition sur le tissu associatif
L’atmosphère des conseils municipaux est souvent le théâtre de confrontations idéologiques et techniques, mais la séance du 13 avril 2026 est restée gravée dans les mémoires comme un moment de bascule politique majeur. À l’origine de ce vif échange, une question orale posée par Monsieur Montero, conseiller municipal d’opposition. Ce dernier, se faisant le porte-parole des inquiétudes des structures locales, a interpellé la municipalité dirigée par le Rassemblement National (RN) concernant la mise en place récente d’une facturation pour les prestations municipales liées à l’organisation de manifestations associatives.
Monsieur Montero a rappelé avec insistance le rôle fondamental du tissu associatif, qualifié de véritable « ciment social » de la commune. Selon l’opposition, la décision d’exiger une participation financière pour la mise à disposition de matériels essentiels – tels que des tables, des chaises, des barnums ou des barrières de sécurité – risquait de fragiliser durablement des structures à but non lucratif, gérées par des bénévoles et œuvrant uniquement pour l’intérêt général. Pointant du doigt une prétendue logique de rentabilité commerciale systématique adoptée par la nouvelle mairie, l’élu a exigé des clarifications immédiates sur les critères de gratuité, la garantie de l’égalité de traitement entre les associations et les objectifs réels poursuivis par cette politique.
La réplique implacable de la Maire : L’héritage empoisonné des mandats précédents
Loin de se laisser déstabiliser par cette offensive qu’il pensait décisive, la Maire RN a mené une contre-attaque juridique et factuelle qui a instantanément inversé le rapport de force dans l’hémicycle. Avec calme et fermeté, l’édile a d’abord interrogé Monsieur Montero sur la longévité de son propre mandat au sein de l’opposition, rappelant qu’il siégeait déjà en 2022, 2023, 2024 et 2025. Cette introduction minutieuse visait à établir la responsabilité partagée des élus face aux décisions administratives antérieures.
La Maire a ensuite dévoilé la réalité technique cachée derrière cette affaire : la tarification contestée n’émanait en aucun cas d’une nouvelle orientation politique de sa majorité, mais de l’application stricte de décisions municipales formellement votées sous le mandat de l’ancien maire, Monsieur Juel, entre 2022 et 2025. Ces décisions, intégrées à l’époque dans les délibérations globales de fin de conseil, étaient restées lettre morte, n’ayant jamais été appliquées sur le terrain par l’ancienne équipe. L’édile a rappelé une règle fondamentale du droit public : le non-respect volontaire et prolongé de décisions municipales réglementaires en vigueur expose les services de la mairie et les élus à des risques de poursuites pénales. Dès lors, le retour à l’ordre tarifaire n’était pas un choix idéologique, mais une obligation légale de conformité administrative.
Le coût réel du soutien municipal et l’urgence d’une clarification
Pour couper court aux accusations de désengagement ou de malveillance à l’égard du monde associatif, la Maire a partagé avec transparence des données comptables qui n’avaient, jusqu’alors, jamais été consolidées par les services municipaux. Le soutien logistique gratuit de la ville représente une charge financière considérable pour le contribuable local. La seule mise à disposition, le transport et l’installation des barnums et du barriérage par les agents municipaux s’élèvent à près de 300 000 euros par an. À cela s’ajoutent entre 40 000 et 50 000 euros annuels dédiés aux buffets, apéritifs et réceptions offerts aux structures locales.
Tout en réaffirmant son attachement viscéral au bénévolat, la Maire a insisté sur la nécessité de distinguer les activités purement caritatives, humanitaires, culturelles ou liées au handicap, des activités à caractère commercial menées par certaines associations de la loi 1901. Lorsque des événements génèrent des rentrées financières importantes via des billetteries ou des ventes, il devient légitime et équitable qu’une redevance d’occupation du domaine public ou une participation aux frais de matériel soit exigée. Un exemple concret a été brandi : l’application stricte des tarifs hérités du passé à l’Automobile Club de Menton aurait abouti à une facture insoutenable de 40 000 euros pour l’occupation des Jardins Biovès, menaçant la tenue même de l’événement, à l’instar d’autres manifestations historiques comme le rassemblement de Coccinelles (Suncox) qui a connu des difficultés logistiques majeures.
Amateurisme contre rigueur : Le face-à-face autour des registres municipaux
Le débat a atteint son paroxysme lorsque l’opposition a tenté de justifier son ignorance passée de ces tarifs en affirmant que l’ancienne majorité dissimulait les détails des coûts et promettait des réponses qui ne venaient jamais. La Maire a balayé cet argument en rappelant l’existence du registre officiel des décisions municipales, accessible de droit à l’ensemble des élus. « Personne ne l’a fait parce que c’est passé comme ça », a-t-elle martelé, dénonçant un manque de rigueur et de curiosité démocratique de la part de l’opposition durant les précédentes années.
Poussé dans ses retranchements, Monsieur Montero a invoqué les contraintes professionnelles des élus de l’opposition et le fait qu’une journée ne dure que 24 heures pour expliquer l’impossibilité de vérifier systématiquement les registres officiels. Tout en actant cette réalité humaine, la Maire a souligné que la loi s’applique de la même manière pour tous et que la responsabilité d’un élu implique un suivi rigoureux des textes votés.
Vers une grande délibération équilibrée à la rentrée
Consciente des dysfonctionnements et de la détresse de certaines structures face à cette application brutale de règles obsolètes, la Maire a annoncé avoir pris la décision de suspendre temporairement ces tarifications pénalisantes, le temps de stabiliser la situation. L’objectif affiché est d’élaborer une transition sereine et de soumettre une toute nouvelle délibération lors du prochain conseil municipal, prévu à la fin du mois de juin 2026.
Cette nouvelle réglementation, qui passera par le contrôle obligatoire de légalité de deux mois, visera à instaurer un cadre clair, juste et transparent pour la rentrée de septembre 2026. La municipalité prévoit également de moderniser la gestion des relations avec les structures locales via le développement d’une application numérique dédiée. Cet outil permettra aux responsables associatifs de formuler leurs demandes de subventions, de réserver des salles en temps réel et de connaître précisément le calendrier des disponibilités ainsi que les coûts éventuels. Enfin, un appel à la responsabilité a été lancé aux organisateurs afin qu’ils respectent le délai légal de dépôt des dossiers fixé à deux mois avant l’événement, évitant ainsi la désorganisation des services techniques et l’explosion des coûts liés aux heures supplémentaires des agents de la ville. Par cette clarification, la municipalité entend clore définitivement l’ère du flou artistique pour entrer dans celle de la transparence de gestion.