Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez [email protected].
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».
Une fusillade à Montréal (Québec), lundi 22 juin, a fait trois morts, dont un policier et l’assaillant. Le drame s’est produit dans le quartier Côte-des-Neiges, dans le centre-ouest de la métropole canadienne. La troisième personne tuée est un habitant du quartier, selon la police, qui n’a pas donné de précision sur les circonstances du drame ni sur les motivations de l’unique suspect.
Selon le diffuseur public canadien, Radio-Canada, le tireur avait laissé derrière lui un manifeste « incel », du nom de cette mouvance masculiniste composée d’hommes célibataires qui se prétendent rejetés par les femmes, qu’ils jugent responsables de leur célibat. En 2018, un homme se revendiquant de cette mouvance avait tué 11 personnes, surtout des femmes, lors d’une attaque à Toronto (Ontario).
Danny Wilk, habitant du quartier Côte-des-Neiges, a assisté aux échanges de coups de feu. « J’étais dans la rue près de chez moi quand j’ai entendu un tir, puis plusieurs tirs », a-t-il rapportté à l’Agence France-Presse (AFP), encore sous le choc. Réfugié dans une pizzeria, il a vu « le tireur, qui semblait prêt à tirer avec son arme, en vêtement militaire. Puis j’ai vu le policier, qui semblait déjà mort. J’étais comme paralysé. Puis le tireur s’est déplacé et a été tué à son tour. Tout ça est arrivé très vite. »
Le suspect « a été abattu », a confirmé, lors d’une conférence de presse, le chef de la police de Montréal (SPVM), Fady Dagher, qui a fait état d’un échange de tirs entre les policiers et l’assaillant.
Le nom des victimes a par la suite était communiqué. L’habitant du quartier tué était Michael Moshe Mizrahi, « un membre bien-aimé de la communauté juive de Montréal », a affirmé, sur les réseaux sociaux, le Centre consultatif des relations juives et israéliennes du Canada (CIJA), qui a déploré une « victime innocente. » L’agent tué a, lui, été identifié par la police de Montréal comme Mohamed Lamine Benredouane, âgé de 34 ans.

Un quartier sous le choc et des questions en suspens
Les tirs ont eu lieu « au cœur de la communauté juive », a fait remarquer à l’AFP Getzel Markowitz, un rabbin du quartier, tandis que le quartier Côte-des-Neiges compte « de nombreuses associations (…), des centres éducatifs, des banques alimentaires et des établissements juifs ». « Mais je tiens à dire que cela n’est pas vraiment vu comme une attaque contre la communauté juive, même si nous nous demandons pourquoi c’est cette zone » qui a été visée, a-t-il ajouté.
« Pour l’instant, on ne connaît pas le mobile derrière tout ça », a déclaré à Radio-Canada Ian Lafrenière, ministre de la sécurité intérieure du Québec, peu après l’annonce des tirs. Christine Fréchette, première ministre du Québec, a, elle, assuré qu’il était « essentiel de laisser les autorités faire leur travail » et qu’il fallait « éviter toute spéculation ».
Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite.
Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente.
Pour toute demande d’autorisation, contactez [email protected].
En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ».
Le premier ministre du Canada, Mark Carney, s’est exprimé sur X, se disant « consterné d’apprendre qu’un policier et un civil ont été tués et que d’autres personnes ont été blessées lors d’une fusillade survenue (…) à Montréal », ajoutant « exprimer [sa] reconnaissance » envers les « courageux policiers ».
La police a expliqué qu’elle avait été prévenue par téléphone par un témoin ayant signalé la présence d’une personne en train d’utiliser un fusil. Un important dispositif policier a été mis en place un peu avant midi (18 heures à Paris). L’autoroute urbaine proche a été fermée à la circulation. Le périmètre a été déclaré sécurisé un peu plus de trois heures plus tard, selon la police.
« Nous sommes de tout cœur avec les forces de l’ordre qui risquent leur vie chaque jour pour assurer notre sécurité », a affirmé, sur X, le CIJA. « La sécurité de notre communauté demeure notre priorité absolue », a-t-il ajouté.
La maire de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a adressé ses « plus sincères condoléances à la famille, aux proches et aux collègues du policier décédé en service ». Selon Fady Dagher, la dernière mort en service d’un policier dans la deuxième plus grande ville du Canada remonte à 2002.
