Guerre au Moyen-Orient : JD Vance anticipe une réouverture sans péage du détroit d’Ormuz

«Le détroit est déjà partiellement ouvert, comme vous le savez», a déclaré Donald Trump aux côtés de son homologue français, Emmanuel Macron, à Evian pour le sommet du G7.
Le vice-président américain JD Vance a dit lundi s’attendre à ce que l’Iran n’applique pas de péage dans le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut qui doit rouvrir totalement vendredi, selon Donald Trump.
«Le détroit est déjà partiellement ouvert, comme vous le savez», a déclaré le président américain aux côtés de son homologue français, Emmanuel Macron, à Evian pour le sommet du G7, au lendemain de l’annonce d’un cadre d’accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre. «Vendredi, il sera complètement ouvert», a ajouté Donald Trump.
Il avait déjà affirmé plus tôt que la navigation avait déjà commencé à reprendre. «Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit d’Ormuz. Ils naviguent le long (d’une route) qui est totalement sécurisée», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
Son vice-président JD Vance a, lui, affirmé lundi à la chaîne CNBC que les États-Unis s’attendaient à ce que l’Iran n’applique pas de péage sur cette voie stratégique du commerce mondial, alors que la diplomatie iranienne a évoqué des «frais» de service maritime.
Interrogé pour savoir si le détroit d’Ormuz allait rouvrir sans péage pour les 60 jours de négociations qui doivent bientôt s’ouvrir ou bien pour plus longtemps, M. Vance a répondu: «Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c’est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques.»
«Une page et demie»
Le vice-président américain est attendu vendredi en Suisse pour une cérémonie de signature officielle du cadre d’accord. La signature a cependant déjà été réalisée à distance et de manière électronique par Donald Trump, JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé lundi un haut responsable américain.
«Le président voulait le signer personnellement, car il voulait montrer son (…) abnégation à trouver une issue favorable», a déclaré ce haut responsable à la presse, sous couvert d’anonymat. JD Vance a reconnu que le cadre d’accord repoussait à plus tard les questions les plus épineuses, en particulier le programme nucléaire iranien.

Le document fait environ «une page et demie» et est «très général», a-t-il révélé sur CNN. Outre JD Vance, l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, sont attendus en Suisse vendredi.
Selon le même haut responsable, «zéro» avoir iranien sous sanction n’a été dégelé pour le moment avec ce cadre d’accord, dont le contenu devrait être rendu public «sous 24 à 48 heures». Donald Trump a lui affirmé que la publication du texte se ferait «probablement très bientôt».
«Je dirais, quelque temps après vendredi», a ajouté le président américain. Un autre haut responsable américain a affirmé lundi à la presse que les «véritables discussions techniques» seraient lancées «plus tard cette semaine».
Inspecteurs de l’AIEA
À terme, quelque 300 milliards de dollars pourraient être rendus disponibles à l’Iran pour la reconstruction du pays, a-t-il affirmé. Mais cette mise à disposition de ces fonds sera «liée aux performances» de Téhéran, a-t-il ajouté. «Ils ne recevront jamais le moindre dollar du contribuable américain. Jamais», a toutefois insisté JD Vance sur Fox News.
«Ce que dit cet accord», a-t-il continué, «c’est que si les Iraniens respectent leurs engagements, si les sanctions sont allégées et si l’Iran est réintégré dans l’économie mondiale, nous inviterons d’autres pays – pas nous, mais d’autres pays – à investir dans leur pays.»
Le vice-président américain a également annoncé sur NBC News que des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) seraient autorisés à se rendre en Iran pour aider Téhéran à «détruire son stock d’uranium hautement enrichi».
«Cela est énoncé très clairement dans le protocole d’accord», a-t-il dit. Selon le premier haut responsable américain cité précédemment, les forces armées américaines ne se retireront pas immédiatement du théâtre d’opérations, dans l’attente de voir «les Iraniens faire ce qu’ils ont promis».