Disparition de Sonia, 54 ans, professeure de SVT à Besançon : un de ses élèves s’est donné la mort

Voilà déjà presque deux semaines que Sonia Vacheret a disparu dans la région de Besançon. La disparition de la professeure d’SVT intervient après le suicide d’un élève de première de son lycée.
La disparition de Sonia Vacheret, enseignante de sciences de la vie et de la Terre au lycée Jules-Haag, suscite une vive émotion dans la région de Besançon. Âgée de 54 ans et domiciliée à Montferrand-le-Château dans le Doubs, la professeure n’a plus donné signe de vie depuis le week-end du 10 mai. Cette disparition intervient dans un contexte particulièrement douloureux pour la communauté éducative de l’établissement, déjà frappée quelques jours plus tôt par le suicide d’un élève de première. Une succession d’événements tragiques qui plonge le lycée dans une atmosphère lourde et empreinte d’interrogations.
Une disparition jugée inquiétante
Depuis le 10 mai, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver Sonia Vacheret. À ce stade, les autorités privilégient une piste sans en écarter d’autres, tandis que la disparition est considérée comme “inquiétante”.
Les enquêteurs restent prudents, aucune hypothèse définitive n’ayant été confirmée. L’entourage de l’enseignante, comme les services mobilisés, restent dans l’attente d’éléments permettant d’éclaircir les circonstances de cette disparition soudaine.
Dans la commune de Montferrand-le-Château comme au sein du Lycée Jules-Haag, l’incompréhension domine.
Un climat déjà marqué par un drame scolaire
Cette disparition intervient seulement quelques jours après un événement tragique qui a profondément marqué l’établissement : le suicide d’un élève de première, survenu le 5 mai. Un drame qui a bouleversé élèves et enseignants, déjà confrontés à la difficulté de gérer un tel choc en milieu scolaire.
Le proviseur, Laurent Cagne, évoque une ambiance particulièrement tendue depuis ces événements. Selon lui, la situation est devenue “très anxiogène” au sein de l’établissement, comme le rapporte Le Progrès.
La communauté éducative tente tant bien que mal de faire face à une succession d’épreuves difficiles, qui ont profondément affecté le fonctionnement du lycée.
Une minute de silence chargée d’émotion
Quelques jours avant sa disparition, Sonia Vacheret avait participé à la minute de silence organisée en hommage à l’élève décédé. Selon le témoignage du proviseur, la professeure apparaissait très touchée par ce moment de recueillement.
“Madame Vacheret a semblé très triste, mais elle n’était évidemment pas la seule”, a indiqué Laurent Cagne.
Il insiste néanmoins sur le fait qu’à ce stade, aucun lien ne peut être établi entre le suicide de l’élève et la disparition de l’enseignante. Une prudence nécessaire dans un contexte aussi sensible.