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Dans l’Eure, la mort d’un enfant par noyade lors d’un cours de natation scolaire suscite la stupeur

La victime est un garçon de six ans, scolarisé en CP dans une école du territoire. Une enquête a été ouverte pour homicide involontaire, a annoncé le procureur de la République d’Évreux.

Le choc dans l’Eure après la mort d’un enfant lors d’un cours de natation scolaire à Conches-en-Ouche. (photo d’illustration d’une piscine parisienne en juin 2019)
Le choc dans l’Eure après la mort d’un enfant lors d’un cours de natation scolaire à Conches-en-Ouche. (photo d’illustration d’une piscine parisienne en juin 2019)

L’émotion reste vive au lendemain du drame. Un garçon âgé de six ans s’est noyé le mardi 16 juin dans l’après-midi, lors d’une séance de natation scolaire à la piscine de Conches-en-Ouche, dans l’Eure, dans des circonstances encore indéterminées, a appris l’AFP ce mercredi, confirmant les informations reprises dans la presse locale. Le garçon décédé était scolarisé en CP à l’école de Ferrières-Haut-Clocher, à une dizaine de kilomètres du lieu du drame, selon ICI Normandie et La Dépêche d’Évreux.

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Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte « afin de comprendre les circonstances du drame et d’apprécier si des responsabilités pénales paraissent devoir être engagées », a déclaré à l’AFP le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin, confirmant une information d’ICI Normandie. L’enquête a été confiée aux gendarmes de la brigade de recherches d’Évreux.

La séance de natation à laquelle l’enfant participait mardi après-midi était encadrée par plusieurs maîtres-nageurs, selon la radio. L’autopsie de la victime, âgée de six ans et non huit comme indiqué dans un premier temps, aura lieu dans les jours qui viennent, précise Rémi Coutin. En arrêt cardiorespiratoire au moment de sa prise en charge, l’enfant n’a pas pu être réanimé par les secours, selon La Dépêche d’Évreux, qui précise que la piscine de Conches-en-Ouche est fermée jusqu’à nouvel ordre.

« Là, on est sous le choc »

Le maire de la commune de l’Eure a fait part de son émotion dans un message sur sa page Facebook. « Ce matin, après le cauchemar d’hier après-midi, nos pensées vont d’abord aux parents, à la famille. Qu’ils reçoivent sincèrement tout notre soutien », a écrit Jérôme Pasco. « Nous pensons à tous les camarades, encadrants, parents et personnels confrontés à ce drame indicible », a poursuivi l’édile, saluant les équipes municipales, les « pompiers » et les « soignants » qui « ont tout tenté, en vain ».

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« Comprendre ce qu’il s’est passé est essentiel, mais que chacun garde bien son sang-froid et évite de faire des commentaires aléatoires », a-t-il insisté. Contacté par France 3 Normandie, Jérôme Pasco a souligné que la commune était « trop submergée par l’émotion » et indiqué gérer « l’urgence » en prônant « le silence […] par respect pour la famille ». Citée par le média télé local, l’Académie de Normandie indique avoir ouvert une cellule psychologique « d’écoute et de soutien ».

Pensé pour « accompagner les élèves, mais également l’ensemble de l’équipe éducative et des personnels », ce dispositif sera « maintenu autant de temps que nécessaire », assure l’Académie de Normandie. L’école de Ferrières-Haut-Clocher, qui accueille la cellule psychologique, sera exceptionnellement ouverte ce mercredi matin pour celles et ceux qui en ressentent le besoin.

« Un enfant, c’est toujours un drame, un accident, c’est toujours un drame et là, on est sous le choc », a confié au micro d’ICI Normandie la directrice académique des services de l’Éducation nationale de l’Eure, Françoise Moncada, qui a rencontré l’équipe éducative à l’école.