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Affaire Lyhanna : une enquête rouverte contre le père de Jérôme Barella pour agressions sexuelles et viols sur deux de ses petites-filles

Affaire Lyhanna : une enquête rouverte contre le père de Jérôme Barella pour agressions sexuelles et viols sur deux de ses petites-filles

Mort de Lyhanna : le frère de Jérôme Barella mis en examen pour viols, son  père déjà visé par des accusations de pédocriminalité

Deux petites-filles par alliance de Joël Barella, le père du principal suspect du meurtre de Lyhanna, accusent l’homme, aujourd’hui âgé de 71 ans, de faits incestueux, dont des viols et agressions sexuelles. S’il a toujours contesté les faits, la justice a décidé de rouvrir l’une des deux enquêtes, jusqu’alors classées, alors que le suspect s’était défendu en accusant ces fillettes de comportements aguicheurs, révèle BFMTV.

Les révélations continuent sur la famille de Jérôme Barella, mis en examen pour le meurtre de Lyhanna. Son père Joël avait été accusé par deux des six petits-enfants de sa compagne pour des faits de viols et d’agressions sexuelles, entre 2010 et 2015. Mercredi 10 juin 2026, le parquet de Béziers a décidé la réouverture de l’une des deux enquêtes, classée en 2020 à Castres, précise RTL.

D’après des informations exclusives de BFMTV, les témoignages des deux fillettes décrivaient dès 2013 des faits d’inceste. Prescyllia a 13 ans quand elle confie aux gendarmes de Haute-Garonne, en février 2013, avoir été violée et agressée à plusieurs reprises par son grand-père par alliance entre janvier 2010 et février 2013, au domicile des grands-parents comme à celui de son père.

Elle relate alors des attouchements sur la poitrine et le sexe, en plus de pénétrations perpétrées par Joël Barella, alors âgé de 58 ans. Si un médecin légiste ne constate chez la jeune fille aucune preuve physique, une psychologue remarque des “troubles évocateurs d’abus sexuels” chez la plaignante.

L’influence du suspect sur sa famille

Auprès des enquêteurs, le père de l’adolescente décrit pourtant une “menteuse, vicieuse et charmeuse” quand sa grand-mère relève l’”attitude provocante” de sa petite-fille de 13 ans. Un portrait corroboré par ses enseignants, qui racontent aux gendarmes une “menteuse (…) qui se complaisait dans des conflits avec des camarades et créait des tensions”.

Seules deux femmes vont véritablement soutenir Prescyllia : sa mère et sa belle-mère. Contactée par BFMTV mercredi 10 juin, elle souligne l’importance du patriarche dans la famille Barella pour qui “il construisait des maisons pour tout le monde”, poussant certains à “préférer le défendre” plutôt que la jeune fille. “C’est Joël qui avait l’argent”, martèle la témoin. En parallèle, la mère de la plaignante requiert son placement en famille d’accueil, dont une qui relève le comportement sexué de la jeune adolescente psychologiquement fragilisée.

Un an et demi après sa plainte, en septembre 2014, Joël Barella est placé en garde à vue et nie en bloc les faits décrits par une “aguicheuse (…) ayant tendance à mentir”. Une information judiciaire est ouverte contre lui en 2015 par le parquet de Béziers, pour viols sur mineur et agressions sexuelles sur mineur.

Mort de Lyhanna en France : qui est vraiment Jérôme Barella, le meurtrier  présumé ?

En novembre 2020, un juge le reçoit pour la première fois, sous le statut de témoin assisté, avant de clôturer 24 heures plus tard le dossier, estimant qu’”aucun élément recueilli ne permet d’établir la matérialité des faits”. Le non-lieu est finalement acté en 2021.

Une enquête sur deux réouverte

Pourtant, la demi-sœur de Prescyllia raconte depuis plusieurs années le mois d’août 2018 qu’elle a passé seule chez le compagnon de sa grand-mère, lorsqu’elle avait 12 ans. Auprès de BFMTV, Maeva se souvient d’”attouchements sexuels” répétés qu’elle n’a pu révéler qu’un an plus tard, auprès d’un professeur inquiet de ses notes en berne. Son signalement alerte les gendarmes, qui sont saisis d’une enquête judiciaire pour agressions sexuelles après avoir écouté Maeva ; des investigations conclues par un classement sans suite en 2020 par le parquet de Béziers, faute de caractérisations précises des faits.

C’est pourtant cette dernière enquête que le parquet de Béziers “a décidé de rouvrir” après avoir “réexaminé la procédure”, histoire de “procéder à certaines vérifications complémentaires”. Qu’en sera-t-il pour les investigations concernant les viols et agressions racontés par Prescyllia ? Sous le coup d’un non-lieu, seule “une nouvelle charge” pourrait permettre au parquet de rouvrir ce dossier, précise BFMTV qui a contacté la plaignante, qui juge avoir “le droit d’avoir justice pour tout le mal qu’il nous a fait”.